Vibrer comme une fleur, quel rêve ! Peut être est-il en train de devenir réalité avec l’usage croissant des élixirs floraux qui, en modifiant subtilement nos énergies psychiques, nous permettent de changer de polarité et de passer, intérieurement, de l’ombre à la lumière, comme une fleur qui éclot.
Depuis quelques années, le système de santé par les élixirs floraux connaît un essor considérable. Préparés à partir de fleurs, les élixirs floraux sont de subtils extraits liquides, dynamisés, que l’on utilise pour surmonter les tensions mentales, les déséquilibres émotionnels, les troubles comportementaux, qui sont nuisibles à l’épanouissement de la personnalité et que l’on considère comme étant de plus en plus déterminants dans la genèse de la maladie et de la souffrance. Par la façon dont ils sont préparés et utilisés, ils nous invitent à porter un regard nouveau sur la relation que nous entretenons avec la nature et sur notre compréhension de la santé et de la maladie.
De tout temps, l’homme a utilisé les plantes pour se nourrir et se soigner. L’approche scientifique moderne du monde végétaI, qui s’est développée dans notre monde occidental depuis le XVIIIe siècle, s’est construite sur une pensée matérialiste qui nous a conduits à étudier et à percevoir le monde végétal et la nature qui nous environne en tant qu’objet, à travers ses constituants matériels, ses composants internes, aux formulations chimiques parfois d’une grande complexité.
La biochimie végétale a mis en évidence la présence d’un grand nombre de substances curatives dans la plante, telles que les flavonoïdes,les alcaloïdes ou les tanins, pour n’en citer que quelques-unes. Pour soigner, l’approche allopathique isole et utilise les principes actifs de la plante, ou leurs équivalents chimiques, dont l’action puissante est perçue aussi bien, chez la personne malade que chez l’individu en bonne santé. De nombreux médicaments allopathiques ont été obtenus par traitement chimique de substances végétales : l’acide salicylique, dont l’un des composés est l’aspirine, se rencontre dans l’écorce du saule, ou encore la digitaline, aux propriétés tonicardiaques, que l’on retrouve dans la digitale pourpre. La simple analyse chimique des plantes suffit-elle à expliquer leur action thérapeutique ?
Les plantes sont-elles médicinales uniquement par les principes actifs biochimiques qu’elles renferment ? Se rattachant à une tradition populaire et à un savoir ancestral, la phytothérapie nous ramène à cette correspondance essen tielle qui existe entre l’homme et le végétal.
Par la macération, l’infusion ou la décoction, la phytothérapie ne se contente pas d’isoler un principe actif. En utilisant les racines, les parties feuillées ou les fleurs, elle capte une impulsion thérapeutique plus complète, se manifestant à travers l’utilisation groupée des multiples substances dont la plante est constituée. De récents travaux scientifiques en biologie végétale ont montré que de nouvelles propriétés apparaissent par l’addition de substances qui, lorsqu’elles sont utilisées isolément sont dénuées d’effet. Le tout est plus important que la somme des parties et connaître séparément chacune des parties ne suffit pas à connaître le tout. La phytothérapie agit de manière plus douce, plus proche de l’alimentation. Elle régularise et stimule les fonctions organiques. Bien que son action se manifeste essentiellement au niveau matériel, elle s’inscrit dans une vision plus large de l’homme et de sa santé. Alors qu’en allopathie, le végétal est appréhendé et utilisé au niveau de ses constituants matériels, le système de santé par les élixirs floraux nous fait découvrir l’existence d’une autre dimension thérapeutique présente dans le végétal. De nombreuses traditions anciennes, telles que le chamanisme, par exemple, ont su s’ouvrir à cette autre dimension pour y puiser et utiliser des forces de guérison qui ne se contentent pas de se manifester à travers la matière même de la plante. Le système de santé par les élixirs floraux pénètre la dimension énergétique et vibratoire de la plante, dans laquelle se manifeste l’impulsion thérapeutique du végétal.
Les élixirs floraux sont préparés à partir de la fleur, la partie la plus aboutie du végétal, celle qui exprime le plus son individualité propre. Nous connaissons tous la relation qui existe entre les fleurs et les sentiments de l’être humain. Les fleurs rythment les grands moments de notre existence, depuis la naissance jusqu’à la mort. Au-delà de leur beauté naturelle, de l’aboutissement de leurs formes, de leurs couleurs et de leurs parfums, les fleurs nous apportent quelque chose qui dépasse le simple plaisir esthétique. Les élixirs floraux, à travers la fleur, nous transmettent le message essentiel de la plante, cette impulsion thérapeutique qui relie la plante au coeur de l’homme et qui s’adresse aux sentiments, aux émotions, au psychisme de l’individu.
Comme l’être humain, la plante est un organisme vivant dont la nature essentielle ne peut être réduite à ses constituants internes. En l’étudiant dans sa dynamique de croissance nous découvrons qu’elle se structure, qu’elle se matérialise, sous l’influence de différents champs de forces. Nous constatons d’abord la présence d’un champ de forces formatrices qui modèle la matière végétale, qui édifie la plante et détermine sa forme à travers une succession de contractions et d’expansions. Cette action formatrice se manifeste dans la rencontre de ce qui vient du cosmos d’une part et de la terre d’autre part. La plante est terrestre par les substances minérales et organiques qui la constituent. Elle est cosmique par l’action solaire qui transforme les substances mortes telles que le gaz carbonique en substances organiques propices à la vie telles que les hydrates de carbone, et qui organise ces substances selon une forme particulière. Et puis, au moment de la floraison, le végétal se transforme radicalement. Il interrompt pratiquement totalement sa croissance vers le haut et la tige feuillée laisse la place à la fleur dont la forme, la géométrie spatiale et l’apparence n’ont rien en commun avec le reste de la plante. Un nouveau champ de forces entre en action dans le végétal et s’exprime dans la métamorphose que subit la plante lorsqu’elle laisse apparaître la fleur. Ces nouvelles forces, qui ne font qu’effleurer la matière végétale au moment de la floraison, sont identiques à celles qui organisent la conscience et qui sont du domaine du psychisme chez l’être humain.
Dans la tradition ésotérique, on les appelle les forces du corps astral ou les forces psychiques. Ce champ de forces, qui influe sur les forces formatrices en donnant naissance aux espaces intérieurs, agit comme énergie fonctionnelle en faisant apparaître le mouvement et comme énergie psychique en provoquant l’apparition de la conscience. Ce n’est donc pas un hasard si la fleur parle intensément à nos sens, si elle fait vibrer notre âme. Dans son apparence physique, la fleur exprime une sensibilité, une qualité d’âme reflétant l’identité unique de l’espèce végétale. La forme archétypale de la fleur évoque l’âme humaine avec sa réalité intérieure qui s’ouvre sur le monde extérieur. C’est une qualité d’âme qui s’exprime dans la fleur et qui est captée par l’élixir floral, lors de sa préparation.
Dans notre culture, la santé se définit souvent par l’absence de la maladie. A travers son approche symptomatique, la médecine moderne a accompli de grandes prouesses techniques, mais sa vision purement mécaniste de l’être humain, dont la guérison procède d’une manipulation physique et biochimique, ne tient pas compte de nos sensibilités psychique et spirituelle. Les recherches les plus récentes dans le domaine de la génétique confinent ainsi les processus de vie à un code génétique linéaire. La guérison devient une chasse aux agents morbides et quitte le champ de l’activité humaine pour celui du laboratoire. Dans cette vision, nous ne sommes pas responsables de la maladie, maladie qui n’a rien à voir avec l’homme et qui n’est présente que parce que nous n’avons pas encore trouvé les remèdes efficaces.
Une autre orientation de la médecine a émergé au cours de ces dernières décennies. C’est celle qui reconnaît le rôle du mental et des émotions sur le corps et sur notre équilibre de vie. Car plutôt que de définir négativement la santé par l’absence de maladies, nous devons la considérer comme un état dynamique d’équilibre, une acceptation de la vie avec ses imperfections et ses contradictions, une capacité à répondre harmonieusement aux traumatismes de l’existence. La maladie n’est pas nécessairement une fatalité due aux hasards de l’existence. C’est un effet qui a sa cause et cette cause se trouve générée par notre comportement tout entier, par les excès divers que nous infligeons à notre organisme. Le Dr Bach, qui découvrit les premiers élixirs floraux dans les années trente, comprit que la bonne santé est le résultat d’une harmonie psychique et spirituelle et que la maladie trouve son origine dans notre difficulté à exprimer pleinement notre véritable personnalité. Le système de santé par les élixirs floraux s’inscrit dans cette compréhension de la maladie, perçue comme l’expression de notre difficulté ou de notre incapacité à nous débarrasser de ce qui ne va pas en nous (les émotions refoulées, les traumatismes de l’existence non intégrés, les attitudes comportementales inadaptées, les habitudes de vie routinières qui sont un frein à notre évolution personnelle).
Les élixirs floraux ne sont pas des remèdes au sens classique du terme. Ils dépassent cette classification car leur rôle essentiel est de nous aider à franchir le plus harmonieusement possible les étapes de la vie. Au-delà d’être de simples remèdes s’adressant aux conflits internes, aux tensions émotionnelles, aux blocages comportementaux et aux problèmes physiques qui en découlent, ce sont des catalyseurs d’évolution consciente qui nous incitent à développer nos qualités personnelles, à éveiller nos potentialités latentes. Ils intensifient la prise de conscience des perturbations existant dans la vie de l’âme et stimulent le dialogue intérieur - une rencontre avec les tensions et les dysharmonies internes. C’est avec l’apparition de nouveaux élixirs floraux, au cours des années quatre-vingt, que l’on prit conscience de l’influence considérable que ces remèdes peuvent avoir sur l’évolution personnelle d’un individu.
Dans le passé, la plupart des thérapies avaient pour finalité d’ajuster le malade à la situation de la vie donnée et à la réalité sociale. La santé véritable ne peut se manifester que lorsque nous sommes en mesure d’exprimer dans nos vies les qualités de notre moi réel, même si cela entraîne des bouleversements dans notre vie sociale, dans notre travail, dans nos relations avec autrui, dans nos modes de pensée et dans les images que nous avons de nous et des autres. Ce moi est conditionné par la persona, la qualité sociale, extérieure. Lorsque cette personnalité extérieure prend le dessus, lorsque les difficultés et les traumatismes de la vie ne sont pas intégrés correctement, l’équilibre de l’individu est rompu et il perd le contact avec son moi réel. Il existe une étroite relation entre la croissance d’une plante et la manière dont l’homme se saisit de la vie. Les élixirs floraux éveillent en nous les qualités que le monde végétal exprime à la floraison : harmonie, équilibre, beauté et créativité.