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Du stévia pour une France édulcorée
Moins d'un an après son autorisation sur le marché français, le stévia fait son entrée dans les produits industriels, à commencer par le chocolat et le yaourt Les extraits de la feuille de cette plante d'Amérique du Sud, appelée « caa-êhê »
Psycho
La spirale de Don Beck : êtes-vous bleu, rouge ou vert ?
À chaque étape de notre évolution correspond une couleur
Comprendre ce décalage permet de trouver une certaine harmonie, en soi mais aussi avec le monde.
Ouverte aux autres et adaptable, la nouvelle génération semble partie pour être jaune.
Inventée dans les années 1960 par le psychosociologue américain Clare W. Graves, elle a été popularisée trente ans plus tard par son élève Don Beck, autant en psychothérapie que dans le management ou la diplomatie. Elle découpe l’évolution de la conscience en stades successifs, symbolisés par des couleurs et représentant les étapes par lesquelles tout le monde passe nécessairement. Le nourrisson est entièrement mû par ses pulsions vitales – comme les hordes primitives. Le petit enfant découvre la magie du monde – comme les tribus chamaniques. Il affirme ensuite son ego avec agressivité – comme les royaumes guerriers. Puis viennent l’âge de raison et le besoin d’ordre – qui correspondent à l’âge des Etats et des grandes religions. Etc.

Les révolutions arabes dans la spirale
Pour les utilisateurs de la Spirale dynamique, les révolutions arabes ne se situent pas aux mêmes stades. L’islam en soi, comme toute grande religion, est bleu (ordre) – sauf quand il se dégrade en rouge, devenant jihadiste. La sagesse consiste à l’aider à rester bleu, dans un conservatisme modéré, tout en l’invitant à passer peu à peu à l’orange (libéralisme), voire au vert (démocratie). C’est pensable en Tunisie où Bourguiba avait semé des graines de ces couleurs-là : libre entreprise (orange), éducation des filles (vert). C’est moins le cas en Egypte où s’affrontent deux blocs bleus, les Frères musulmans et l’armée, tous deux menacés de régresser vers le rouge, comme c’est toujours le cas quand la hiérarchie bleue s’ouvre à la corruption et à la violence. Cas extrême de régression : la Syrie. Quant à la Libye, elle illustre l’impossibilité de brûler les étapes : Kadhafi pensait pouvoir passer du rouge pur (nomades guerriers) directement au vert, voire au jaune (postmodernité holistique). Il n’a même pas réussi à instituer un Etat stable (bleu) et s’est enlisé dans le rouge d’une tyrannie népotique.





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