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Pourquoi nous :) les émoticônes

Un soir parisien, tard. Après avoir peiné à trouver un taxi, j’envoie un SMS aux trois amis avec lesquels j’avais dîné pour leur dire que j’étais bien arrivée. Je reçois en retour trois réponses, trois émoticônes : un pouce levé, un visage souriant et une espèce de petite Espagnole dansante… Trois clins d’œil amicaux et drôles qui n’auraient pu être exprimés en mots et me disaient leur soulagement et leur remerciement pour les avoir prévenus. 
 
L’émoticône s’est imposée dans toutes les communications, ou presque : SMS, e-mails, Skype et même, désormais, Twitter. Nous avons l’impression de ne plus pouvoir nous passer de ces signes de connivence supplémentaires. Besoin de combler un manque dans nos échanges ? Peut-être : une équipe de chercheurs australiens vient en tout cas de démontrer que nos cerveaux interprétaient les smileys comme de vrais visages.
 
Adieu les « Je t’aime » alors qu’un cœur suffit ! Facebook et son like dérivent du même besoin : interagir rapidement, deux mots-clés dans le monde aseptisé de la communication numérique où les émoticônes apportent un peu de nuance et de connivence. Voire d’émotion. Car elles remplissent une fonction qu’aucun point d’exclamation ou d’interrogation ne comblait : témoigner de nos sentiments. Ironie, timidité, tristesse, colère, admiration… Plus besoin de mots compliqués à écrire ou gênants à lire, un smiley et tout est dit. Qui s’en plaindrait ;-)

Violaine Gelly
Mots-Clés : CLES Journal